la vie cyclo-nomade

VOYAGE A VELO – VIVRE NOS BIVOUACS !

l’aventure dans la nature pour cyclo-nomade!

           

S’aventurer en dehors des chemins battus, se couper d’une grande part du confort, afin de se connecter avec l’effort. Se confronter à ses peurs, ses craintes, se sentir grandir en les transcendant. Agir pour « devenir », indépendant et libre, pour ancrer notre confiance. Faire évoluer le cercle des possibles, exister et prendre sa place, offrir à son « hêtre » ce dont il a besoin pour se développer. La patience sera notre fil à l’aiguille.

Le voyage amène à trouver un sens quand notre vie arrive à un carrefour. Il est donc question de se situer pour l’avenir et vivre le moment présent en étant conscient.


Vivre le bivouac est un moyen de retrouver l’essentiel pour se dessaisir du superficiel.

Dormir dehors, hors de nos maisons, nous ramène à avoir comme toit le ciel et hôter les filtres. Laisser l’invisible devenir visible. Le jour empêche de voir les étoiles ; la nuit, celles-ci apparaissent. Un lien s’installera donc entre l’univers et nous. Cette essence nous rappelle donc à l’origine. Vivre simplement de choses simples. L’exercice repose sur le fait de ramener l’homme à son échelle, sa taille face à la nature, le remettre au centre du tout pour acquérir l’humilité. Être replacé dans un tout nous permet de reprendre confiance en l’autre, acquérir la tolérance et la disponibilité pour réaliser des activités en collectif, coopératif. Le voyage nous plonge dans un vertige gigantesque face à la liberté et à la taille des possibles qui permet de se mettre en action et cultiver des mécanismes d’adaptation et faire ressurgir nos instincts.

Remonter le cours de sa vie à la source des origines.

Notre société moderne actuelle nous fait vivre dans des rythmes de plus en plus rapides, artificiels et déconnectés du réel.

La nature dont nous sommes issue fonctionne avec des rythmes de vie bien différents, fondamentalement apaisant, retrouvons-les!

Plongé dans ce bain bouillonnant, il est difficile de relativiser, de regarder sur les cotés car la vitesse nous en empêche. La voiture, l’avion, les machines, l’horloge, le travail, l’école, les médias… et même la disponibilité exacerbée de toutes ressources nous fausse totalement le regard. Nous vivons au rythme d’une course effreinée aux énergies, aux économies, de géopolitiques… l’écologie y prend une place très intéressée sous forme d’économie de transition et non d’axe moral. Tout ceci impacte considérablement nos vies et de celles qui vivent également sur TERRE. Le simple fait de pouvoir avoir accès à toutes ressources et sources sans effort nous fait quitter notre ancrage Terre.

Une chose réelle dans tout cela : nous vivons sur une planète qui est la même pour tous, telle un socle commun, qui nous rassemble sur un point unique. Nous nous devons de la respecter. Elle est le berceau de la Vie. La respecter revient à se respecter soi-même, à s’aimer.

Retrouver une clairvoyance et une sérénité, s’offrir de la douceur pour son « bien-Hêtre », retrouver la voie du Calme.

Comprendre comment relationner entre nous, connaître les champs des possibles, intér-agir avec le vivant et la diversité.

Mettre l’habitat au centre, dans le bivouac, revient à s’éprouver pour créer autrement, s’adapter.

Voyager pour se déplacer, se mettre de coté pour observer, le chemin est la scène sur laquelle nous jouons la pièce. Nous sommes acteurs mais confronter aux enseignements de la partition de l’univers, le lâcher prise est de rigueur. A la mesure d’un appareil photo, nous sommes l’observateur de toutes les scènes de vie. Il est capable de prendre des images de tout, sauf de lui-même. Le pas de coté est donc le moyen de se regarder, de dessiner nos courbes et avoir conscience de notre intérieur. Le voyage devient une fenêtre sur notre jardin intime pour connaître notre nature, propre à chacun. Le déplacement oblige de regarder les choses sur un point de vue différent, nouveau. Il diversifie donc notre opinion et créer l’ouverture, apporte la justesse, l’empathie, la tolérance, la patience.

 Ce qui est important n’est ni le point de départ ni l’arrivée mais bien la richesse de ce qui aura constituée le chemin. 

Le bivouac nous permet de vivre des scènes de vie, des moments éphémères et privilégiés avec pudeur et simplicité. Placés comme observateurs, nous sommes invités à toucher notre conscience et interroger notre cœur.

Le voyage, au fur et à mesure se construit autour d’une sagesse et de rituels qui viennent bercer notre vie par l’essentiel afin d’ancrer, dans la répétition, une nouvelle vie rassurante et confiante. S’approprier l’espace d’un moment, un lieu, pour y vivre, revient à poser sa maison, parfois avec une telle humilité, que la belle étoile en est son plus simple appareil. Cet espace est rendu tous les matins avec tout le respect, la gratitude et l’amour qui nous a été offert lors de l’accueil.

La terre ne nous appartient pas ; nous ne l’occupons qu’une partie de notre vie. L’occupé revient à respecter ce pourquoi elle est créée : donner la vie. Elle nous est confiée, nous devons la rendre comme à son origine. Ne pas la bouleverser, c’est respecter toutes les vies qui cohabitent sur place.
Une fois dans notre tente, le soir, nous voici le temps d’un instant chez nous, dans un endroit rassurant, familié, intime, pour se laisser aller à rêver.

Le Bivouac nécessite d’acheminer nos propres victuailles et eau pour subsister.

Là encore, le régime demande effort pour créer son confort. Vivre en un lieu nature peut aussi permettre de sortir de cette vision de consommation, en étant acteur de notre propre alimentation. Pêcher, cueillir glaner ses provisions permet de mettre une conscience encore plus profonde sur la capacité de vivre en dehors d’une alimentation conventionnelle, s’en remettre à la confiance et à la sympathie des êtres qui nous entourent pour accéder à des choses qui nous font plaisir comme du lait, des œufs…

Prélever nos besoins dans la nature nous apporte une expérience qui force le respect et empêche le gâchis. Il est question de prendre ce dont nous avons besoin, rien de plus. Nous partageons dans ces moments-là, une profonde complicité avec GAIA.

S’émerveiller de ce qui est beau et prendre plaisir pour créer l’enthousiasme.

voici des phrases qui me parlent avec toute la magie dont notre expérience de vie nous aura permis de les percevoir.

Vivre une vie de voyage, amener le voyage dans notre vie, c’est laisser de la place à l’autre.

À la suite de chaque expérience de nos vies, il est important, à l’image de nos origines, de trouver un moyen d’expression, un art, pour s’expliquer et transmettre nos enseignements à nos semblables. Conter l’histoire sur un support propre à notre affinité.

Pour le moment j’ai décidé que, pour moi, ce serait l’écrit… qui est mon cri de l’intérieur.

DAVID

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