la vie cyclo-nomade

Entre routes et chemins, voies cyclables et forêts! nos deux roues en voient de toutes les couleurs

Vous vous demandez quelles routes nous empruntons avec nos enfants! si ce n’est pas trop « dangereux de rouler avec elles sur les routes « empruntées » principalement par les voitures ? comment savoir l’itinéraire sans connaître la région ?

Évidemment, nous fuyons les grands axes fréquentés et trop roulant des véhicules motorisés. Vous vous en doutez !

Alors, quel est notre outil pour cibler les bons itinéraires à vélo ?

Depuis peu – et c’est topissime – une application hors ligne https://play.google.com/store/apps/details?id=net.osmand&hl=fr&gl=US

Après avoir sélectionnés nos critères de déniveler, le choix des routes… les routes secondaires et les chemins sont empruntés quasi dans sa totalité de notre point A à B. Tout type de revêtements nous arborons et c’est ce qui est plaisant… ça change les secousses de notre derrière, nos concentrations, nos postures, nos aisances… parfois, c’est un peu 4X4 d’autant quand il a plut et que l’on traverse des forêts! et non pas en mode VTT léger mais chargés comme des voyageurs!

Avant cela, une carte de France, des cartes de régions prises et remises aux boites à livres par la suite et la fameuse carte des euro-routes à bicyclettes : https://droitauvelo.org/Carte-IGN-Voies-vertes-et-veloroutes-de-France. Nous apprécions les voies aménagées pour les cyclistes généralement quand elles sont bucoliques, traversant les villages, ayant de l’attrait et sur des routes secondaires existantes telle que la flow vélo jusqu’à Nontron par exemple. Les voies de halages peuvent avoir un certain charme par endroits mais peuvent aussi être monotones à long terme. Les chemins de fer convertis en voies vertes ne sont généralement pas appréciées de notre famille ; nous les évitons!

Moins il y a de circulations, plus nous avons le sourire et le plaisir de pédaler avec le chant des oiseaux! Le silence de la campagne nous ravie. Bien des fois, la vue de chevreuils, de lièvres même de faons et de daims nous ont émerveillées. Amateurs de botaniques, s’arrêter sur le bord de route ne pose pas de soucis ; nous prenons le temps d’identifier plantes et fleurs. Et quand un arbre nous présente ses jolis fruits, nous ne pouvons résister à une halte pour nos papilles.

En famille, avec des enfants, s’arrêter à vélo est assez fréquent ! « j’ai soif », « ça me gratte », « je fait une pause », « je suis fatiguée »… Aussi, quand le besoin se fait sentir de descendre de vélo, la plupart du temps, c’est une côte qui nous fait mettre le pied à terre, nous le faisons sans crainte de se faire klaxonner, plus sereinement et de manière plus sécure.

Je ne peux vous cacher qu’il est parfois impossible de contourner certaines portions de routes à trafics plus ou moins denses notamment à l’approche de villes. Nous avons notre stratagème. Soit, nous faisons tir groupé – nos 4 vélos et les deux remorques condensés en doublon, ça fait forcément ralentir les voitures et cela leur permets de doubler d’une traite ! et oui, c’est vraiment pour notre sécurité. Par expérience, plus nous nous rangeons sur le bas côté et à la queleuleu, moins les voitures se sentent gênées et elles nous frôlent. Soit, nous faisons deux groupes – David avec une des filles (la plus en jambe du jour) bien loin devant et moi derrière avec la chariote et une autre des filles (j’ai un rythme bien moins rapide) ce qui fait que les véhicules doublent en deux fois! sinon, il nous arrive aussi de se mettre en fil indienne si la route est bien large ce qui permet aux automobilistes de doubler loin de nos chargements.

A vous qui êtes tentés par l’expérience du vélo en famille, soyez rassuré, c’est tout à fait possible… un apprentissage des rudimentaires de comportements sécurisant de vos enfants doit être fait en amont sur votre lieu de vie de manière régulière. Et ensuite, c’est l’expérience, les ressentis et l’assurance sur vos vélos qui vous donnent des ailes. De mon point de vue, se montrer et prendre de la place sur le route face aux voitures est essentiel. Si je sens la route plutôt dangereuse, je suis forcément à côté d’elles ne permettant pas à mes filles la moindre déviation sur le côté. Mieux vaut être gênantes et se faire klaxonner que se faire discrète et ne pas être vu!!

Et j’ose espérer que plus les inconditionnels des véhicules motorisées verront des vélos, mieux cela s’ancrera dans l’esprit des gens et que le vélo en tant que mobilité douce fera partie intégrante des moyens de déplacements courant.

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