la vie cyclo-nomade

Où dormir en voyage à vélo ?

Bivouac, camping sauvage, chez le particulier et camping officiel, un panel de possibilités!

Il est si bon de voyager sur les routes de France sur nos bicyclettes ; mais quand vient l’heure de s’arrêter en fin de journée pour faire étape, quelles possibilités s’offrent à nous pour installer notre tente ?

Pour nous, c’est bivouac au mieux ou bien sur le terrain d’un particulier ou, au pire, dans un camping. Connaissez vous la législation à ce sujet ? Il est souvent dit que le camping sauvage est interdit mais finalement, la loi n’est pas très clair… Quelques recherches et voici ce qu’il en ressort !

Interdictions générales

Il est interdit de camper, même temporairement : Conformément à l’article R. 111-33 du Code de l’urbanisme, l

  • Sur les routes et les voies publiques
  • Dans les sites naturels classés ou en instance de classement
  • Dans les sites patrimoniaux remarquables classés
  • Aux abords des monuments historiques
  • Sur les rivages de la mer
  • À moins de 200 m des points d’eau utilisés pour la consommation

La pratique du camping, en dehors des terrains de camping, peut être interdite par le maire sur toute zone publique. L’interdiction peut être temporaire ou permanente. Elle peut être prise pour des motifs environnementaux, commerciaux, esthétiques ou de sécurité et de salubrité publiques.

Le public en est informé par :

  • Affichage en mairie
  • Et par un panneau placé aux points d’accès habituels de la zone interdite

Conformément à l’article R. 111-34, la pratique du camping sauvage peut être interdite dans certaines zones :

Si je traduis bien, chaque site interdit devrait être légalement signifié et visuellement indiqué… alors, à la vue de ces éléments, une enquête préliminaire avant de poser sa tente n’est pas nécessaire! En fait, je pense que les voyageurs ont du bon sens et sont respectueux des lieux empruntés pour une nuit…

Et savez-vous qu’il y a une différence entre bivouac et camping sauvage  ! Voici ce qu’il ressort de cette nuance entre ces deux termes .

Le bivouac est un campement temporaire dans un endroit peu ou pas aménagé, généralement pratiqué en pleine nature par des personnes faisant des activités de plein air (randonnée, escalade, vtt, kayak, etc.) sur plusieurs jours. Un bivouac se fait du coucher du soleil à son lever, une seule nuit au même endroit et avec un campement léger et sommaire (tente ou pas).

Le camping sauvage est souvent pratiqué dans un endroit peu ou pas aménagé, un peu plus proche de la civilisation, par des personnes ayant un véhicule et restant plusieurs nuits au même endroit.

Et qu’en est-il du campement dans un lieu privé ?

D’après l’article R. 111-32 du Code de l’urbanisme, le camping sauvage est librement pratiqué, hors de l’emprise des routes et voies publiques, avec l’accord de celui qui a la jouissance du sol, sous réserve, le cas échéant, de l’opposition du propriétaire.

Il est ainsi possible de camper sur n’importe quel terrain privé, à condition d’avoir reçu préalablement l’accord du propriétaire. Il est donc interdit de camper dans un lieu privé sans autorisation.  

Et les risques dans tout cela ?

Officiellement, tout contrevenant s’expose à une amende prévue par le code pénal et le code de l’environnement allant de la 1re à la 5e classe selon la nature de la contravention. Ainsi, en effectuant du camping sauvage dans un lieu interdit, le campeur encourt jusqu’à 1 500 € d’amende.

L’amende peut être plus ou moins lourde si le camping sauvage est accompagné de dépôt de déchets, introduction de chiens, accès aux sites de nidification, atteinte à la flore, allumage de feux…

Bon, voilà pour le côté officiel !

Concrètement, comment notre famille jouit pour une nuit d’un espace sur le territoire français ? Parce que faut bien se l’avouer, tout est propriété d’un tel ou d’un autre!!

Alors, sur notre selle, au moment opportun, on se met à chercher « un camp ». Ce camp se fait principalement au feeling ! Quand on décide de poser la tente, c’est soit que nous sommes loin du regard d’autrui  ; soit, nous avons l’accord du propriétaire du champ ou du terrain.

Si le terrain ne se présente pas, nous osons aller à la rencontre de particulier pour leur demander un bout de terrain pour la nuit. Et très régulièrement, c’est une réponse positive.

Notre expérience sur la vélodysée fut assez mitigée sur le camping sauvage et chez le particulier. Les forets de pin et fougères à ne plus finir, bourrés de tiques nous ont amené régulièrement dans les campings. Entre deux bivouacs malgré tout, il a aussi été question de prendre des « campings » aussi pour réaliser des rencontres, souvent très riches et bénéficier des commodités d’usages (sanitaires et machines à laver) pour se rincer des baignades à l’océan entre autre. Peut-être aussi un besoin de se reconnecter à un confort « perdu » de temps à autre – les enfants apprécient fortement ses espaces de jeux et les piscines . Ancrer par des allers et retours, notre propre philosophie du voyage autour des installations de campements éphémères est aussi un chemin.

Et Parlons-en de ces campings officiels…

Il m’apparaît évident que nous recherchons pas tous la même chose dans les campings ! Nous concernant, voyageurs à vélo en famille, nous cherchons surtout les sanitaires et le service de la machine à laver ainsi qu’un terrain herbeux correct. L’idéal est un terrain de jeux pour les enfants et j’avoue que le confort d’une table de pique-nique est bienvenue.

Nous avons eu des prix variables pour nous 5. Au mieux, 12E, et jusqu’à 30E. Des propositions entre 30 et 55E nous ont été régulièrement proposées – bien sur, nous faisons demi-tour. Dès que cela dépasse 25E, nous estimons que cela est trop pour nos besoins.

Je m’interroge sur les tarifs pratiqués par les campings ! Il m’est important de souligner que les grilles tarifaires de ces « hébergements de loisirs »me semblent totalement hasardeux et à mon sens non équitable, en constatant que nous devons nous acquitter trop régulièrement d’une facture bien plus importante (souvent le double) que des campings-cars !!!! voyez, d’un côté, un camping-car pesant 3 tonnes (parfois plus) déplaçant 2 personnes (dans la plupart du temps) et le nombre d’infrastructures que cela demande – tonnage de la route d’accès, emplacement à leur taille, dégradations du sol, enjeux écologique, vidange sanitaire… – de l’autre, des voyageurs à vélo pesant le poids de la mobilité douce dans la sobriété des besoins d’un bivouac !!!!! est-ce bien sensé tout cela! Hormis un camping ayant fait du 10 % du fait que l’on soit à vélo (trop peu mais le geste est là), peu importe le besoin qu’à le campeur à utiliser le camping. J’imagine bien un tarif spéciale pour ceux arrivant après 18H et repartant le lendemain matin avant 10h et en mobilité douce (n’abîme pas le terrain et n’a pas besoin de grands espaces) ; j’ai le sentiment que parfois « ils » nous prennent pour une marionnette et des bonnes vaches à traire hihihi ; « le camping sauvage est interdit !! mais les camping sont hors de prix et inadapté ! » Ce n’est que mon point de vue et mon expérience.

Malheureusement, les alternatives à des camps d’étapes « voyages légers » ne sont encore pas assez fréquentes !! Nous comptons bien, plus tard, participer à proposer l’accueil de voyageurs sur notre propre espace, respectueux de cet environnement tant aimé.

je ne peux que terminer par le remerciement des personnes ayant ouvert leur porte de leur chez eux pour nous accueillir le temps d’une nuit voire plus. merci de leur hospitalité permettant à des voyageurs de poser le camps temporairement.

pose de la tente sur le terrain d’un particulier très accueillant
un camp dans les bois

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